
Mantis V.
Editions Librinova – 2021
THRILLER/POLICIER
Quatrième de couverture :
Ce livre n’est pas une confession,
je ne me repentirai jamais de mes actes.
Je ne m’attends pas à être compris.
Comment pourriez-vous me comprendre,
vous qui nagez à la surface ?
Je sais que je fais partie de l’humanité,
comme une cellule cancéreuse fait partie d’un corps.
Jusqu’à présent, j’avançais masqué parmi vous, craignant d’être découvert, vivant dans l’angoisse d’être fustigé si par malheur mon masque venait à tomber.
Aujourd’hui je n’ai plus peur.
Je sais que je suis porteur de forces dont la nature nous dépasse tous.
Désormais, je serai qui je suis, un mélanome de l’humanité voulu par l’Univers, et voici mon témoignage.
Ce livre a été très difficile à lire, douloureux, voir éprouvant.
Nous entrons dans la tête d’un sociopathe qui aime faire souffrir les autres. Il est donc sans cesse en quête de victimes, qu’il choisit quand il croit qu’elles lui ont fait du mal. Des moqueries, des injures, de l’irrespect.
Notre narrateur a un gros problème avec les femmes, il fantasme outrageusement dessus et prend son désir pour acquis, comme si sa volonté était également celle de la personne face à lui. Après tout, s’il a envie, c’est que la personne lui a créé ce désir, donc elle est consciente et consentante.
Il y a tellement de violence physique dans ce livre, qu’il a été vraiment compliqué à lire, à accepter ce que j’y lisais. J’ai eu besoin de faire des pauses, pour ne pas saturer. Le roman est court mais intense, j’imagine que de toute manière il ne pouvait pas être plus épais, car s’il est éprouvant à lire, il a dû l’être tout autant à son écriture !
S’il traite d’un monstre enfoui sous un visage lisse et banal, il y est également énormément question de la femme, de son image désastreuse en tant que victime, proie. Cette incapacité à se protéger, à être protégée, voir même simplement crue et aidée de la police quand tous les signaux d’alarme face à un danger retentissant.
Pire, l’incapacité de la proie à imaginer la réelle teneur de ses signaux, la dangerosité du monstre qui guette. Pour qu’au final, ce dernier ait grâce à tous ces laxismes, une immunité parfaite après avoir commis ses larcins.
Après en avoir discuté avec @apl… cela m’a beaucoup fait réfléchir. Y avait-il besoin d’autant de violence dans ce récit ? Était-il nécessaire de nous écoeurer à ce point pour se mettre dans la tête du monstre ? Le débat est ouvert !
Hum, par certaine de pouvoir lire ce thriller. Cela dit, le sujet a l’air intéressant.
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C’est triste à dire, mais je ne le conseil pas pour le coup en tant que femme … Vraiment trop dur à lire …
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