TOUS LES HOMMES DU ROI / LES FOUS DU ROI

Robert Penn WARREN

Editions Monsieur Toussaint Louverture, Les grands animaux – 2017
CONTEMPORAIN

Quatrième de couverture :

Années trente, alors que dans la chaleur du Sud, ses ennemis manœuvrent pour prendre sa place, Willie Stark, «l’enfant humilié» devenu gouverneur, se découvre un nouvel adversaire : le vertueux Juge Irwin. Le Boss charge alors Jack Burden, narrateur cynique en quête de sens, du fardeau de découvrir la vérité, car dans un monde de corruption « il y a toujours quelque chose à déterrer ». Mais déjà le Temps agit, les trahisons du passé dessinent celles futur et tous les hommes du roi montent sur scène pour la tragédie à venir. De l’angélique Anne Stanton à la diablesse Sadie Burke, en passant par Adam l’esthète et Sugar Boy le porte-flingue, chacun jouera son rôle dans ce magistral roman à l’écriture époustouflante, qui de la vie donne son image la plus juste et poignante : celle de la fragilité.


Ce livre, j’ai mis énormément de temps à le lire. Au final, j’en ai sans doute mis tout autant à en écrire la chronique !  Pourtant je l’ai adoré, mais ma relation avec lui est conflictuelle.

C’est bien simple, j’ai détesté le format papier qui m’épuisait les yeux, car très condensé et en police très petite. Je l’ai donc mis sur ma liseuse, qui un jour m’a supprimé mon marque-page … Au final, l’écriture de l’auteur est magnifique, mais tellement recherchée et bien tournée qu’il faut prendre son temps pour bien l’apprécier. Je crois donc avoir mis près d’un an à le finir ce fameux roman !

Mais bon, bref, anecdote passée, c’était un moment incroyable.

Tous les hommes du roi, ce sont ceux sur qui s’appuie un homme politique, le Boss, pour tirer les ficelles et arriver à ses fins. Quand je dis cela, ce n’est pas de façon négative, loin s’en faut, car le Boss a un rêve. Il veut construire un hôpital, offrir un lieu sûr où les enfants pourront venir se faire soigner le mieux possible dans une Amérique où le profit passe avant l’humain.

C’est le combat qu’il a décidé de mener, et nous suivons ses pérégrinations pour y arriver avec le narrateur Jack. Quel homme ce Jack ! Franchement, son cynisme, son je-m’en-foutisme et sa façon de toujours rendre service en s’oubliant lui-même à cause de sa bonne éducation font de lui un personnage inoubliable. Il a de réels discours et réflexions philosophiques tout au long du roman, de quoi nous faire réfléchir et réagir avec lui.

Alors qu’il est chargé par le Boss de déterrer un secret sur un homme blanc comme neige, c’est finalement sur lui-même et sur sa vie que Jack va déterrer des choses. Une enquête américaine qui devient personnelle et quasiment mystique. En quête de pouvoir, mais contre la corruption, le Boss va tout faire pour devenir l’homme politique idéal et parfait qu’il rêve d’incarner, et qu’il voit dans les yeux de ses hommes. Tel un roi, au-dessus des autres, il fait valoir la justice et le bien des plus faibles que lui. Mais à quel prix ?

Je n’ai que deux mots : LISEZ-LE !

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