NEGALYOD, TOME 1

Vincent PERRIOT

Editions Casterman – 2021
BANDE-DESSINEE/SCIENCE-FICTION

Quatrième de couverture :

Jarri a hérité du troupeau de son père : plus de trois cents chasmosaures. Le jeune homme comprend le langage des animaux et maîtrise l’art de la corde. Un jour, son troupeau est décimé par un « camion météo », c’est le début d’un long voyage pour retrouver l’homme coupable de ces expériences.


Jarri, un berger de dinosaures voit son troupeau anéanti en un instant par un camion générateur d’orage. Il a tout perdu. Ses amis, son gagne-pain, son héritage. La vengeance sera son salut, la ville payera le tribut de son invasion sur les espaces sauvages.

La ville, gouvernée par un « réseau » détient les réserves d’eau qu’elle puise énergiquement dans les tréfonds de la terre car la pluie n’est plus que rêve, les mers et les océans des souvenirs. De grosses machines rutilantes, des infrastructures gigantesques suspendues dans les airs pour trouver un peu d’air. Voilà la ville, là où les hommes veulent aller trouver un travail. Mais la révolte gronde en bas, chez ceux qui s’épuisent dans le sable et la terre en quémandant de l’eau. Jarri va tomber en plein dedans et prendre part à ce combat pour atteindre son but.

Les dessins sont incroyables, la couleur sensationnelle. La nature est sauvage, indomptée, rouge et orange d’un volcan qui gronde. La ville est rigide, dominée par la technologie et bleu d’un ciel d’orage prêt à éclater. Ce livre est singulier, il annonce une évidence. Employer la technologie pour forcer la nature à se rétablir correctement est une erreur. Les calculs, les machines, rien ne peut remplacer l’instinct primaire. La nature est tout ce dont elle a elle-même besoin pour survivre. Les humains, à vouloir la pousser à plus l’ont détruite. En voulant l’aider ils n’ont fait qu’aller encore plus loin dans le mauvais sens. La technologie est un effet d’optique qui nous fait voir ce que l’on veut voir. Une promesse de bienfait pour un effet préjudiciable.

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