LA NUIT QUI NE FINIT PAS

Agatha CHRISTIE

Editions JC Lattès, Le masque – 1982
POLICIER

Quatrième de couverture :

Le  » Champ du gitan « …
Michael avait tout de suite aimé la beauté sauvage de cette propriété. C’était décidé : sur les ruines de l’ancien manoir, il construirait sa maison. Une maison de rêve, bien entendu. Et il s’y retirerait, loin de tout, avec Ellie. Mais le  » Champ du gitan  » avait mauvaise réputation et la lande était maudite. On racontait que les Romanichels y avaient jeté un mauvais sort, que d’étranges accidents s’y produisaient…
Pourtant, Michael n’était pas superstitieux, lui. Les menaces de la vieille bohémienne ne lui faisaient pas peur. Personne ne croit plus ces choses-là, de nos jours…


Mike entend parler d’une maison, « Les Tours », à la réputation maudite car construite sur un ancien terrain, le « Champ des gitans ». Il n’en faut pas plus pour attiser sa curiosité, aventurier et casse-cou comme il est. Alors qu’il profite du cadre de la forêt luxuriante, du terrain éloigné du monde, il tombe par hasard sur Ellie.

Serait-ce le lieu, l’ambiance, la malédiction prédite par une vieille bohémienne ? En tout cas, le destin des deux jeunes personnes semble lié. Ils doivent se revoir. Ils en ont envie autant que besoin pour échapper à leur quotidien ennuyeux. La jeunesse et les rêves aidants, ils veulent vivre à deux ce qu’ils ne peuvent avoir l’un sans l’autre. L’amour, un être sur qui s’appuyer, en qui avoir confiance.

C’est décidé, ils veulent finir leurs jours ensemble, et quel meilleur endroit que celui de leur rencontre ? Au diable les superstitions, ils sont ivres de bonheur, et entendent bien donner raison à leur volonté. Ils vont pour cela réaliser le plus grand rêve de Mike, faire construire une maison par son meilleur ami, le talentueux architecte Santonix qui sait révéler l’âme d’une bâtisse dans sa construction.

Malgré tout rien n’y fait, Ellie et Santonix, dans leur volonté de faire pleuvoir du bonheur et de la quiétude sur Mike, ce heurtent chaque fois à des imprévus qui comme le titre, ne finissent jamais.

Le livre avance de manière terriblement lente. Je n’irais pas jusqu’à dire pénible car la plume et l’histoire sont bonnes, mais on cherche où veux nous emmener l’auteure et pourquoi. En définitive, accrochez-vous car tout est révélé dans les 10 dernières pages. Je vous le promets, tout a un sens, un but, rien n’est laissé au hasard. J’avais deux pistes pendant ma lecture, j’ai eu la vanité de constater que l’une des deux était juste ! Cela n’enlève pas pour autant le charme du roman où effectivement la nuit ne finit pas. Quand le soleil se couche, il peut ne jamais se relever … L’habit peut être blanc, mais l’âme d’un noir d’encre.

★★★★★

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