LA TENTATION

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Luc LANG

Editions Stock, La bleue – 2019
CONTEMPORAIN

Quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un monde qui bascule. Le vieux monde qui s’embrase, le nouveau qui surgit. Toujours la même histoire… et pourtant. François, chirurgien, la cinquantaine, aime chasser. Il aime la traque, et même s’il ne se l’avoue pas, le pouvoir de tuer. Au moment où il va abattre un cerf magnifique, il hésite et le blesse. À l’instant où il devrait l’achever, il le hisse sur son pick-up, le répare, le sauve. Quel sentiment de toute-puissance venu du fond des âges l’envahit ? Quand la porte du relais de chasse en montagne s’ouvre sur ses enfants, que peut-il leur transmettre ? Une passion, des biens, mais en veulent-ils seulement ? Son fils, banquier, a l’avidité du fauve. Sa fille, amoureuse éperdue, n’est plus qu’une bête traquée. Ce sont désormais des adultes à l’instinct assassin. Qui va trahir qui ? Luc Lang a écrit ici son histoire familiale de la violence. Son héros croit encore à la pureté. Cet ample roman nous raconte superbement sa chute et sa rédemption.


La nouvelle génération face à l’ancienne, où les jeunes sont avides de puissance, de pouvoir, à travers une richesse et une vie qui va toujours plus vite, insaisissable. Quand le père, la cinquantaine, a bâti une existence de ce type mais sur fond de mérite, comment ces deux visions peuvent-elles cohabiter sous un même toit ?

François est le père de Matthieu et Mathilde, un chasseur et chirurgien émérite qui arrivé à un certain âge voit avec recul ce qu’il a bâti de ses mains. Une réputation brillante, une femme sublime, deux enfants intelligents à l’abri du besoin. Pourtant sous cette image lisse et brillante, se cache le besoin de ses enfants à vouloir dépasser le patriarche. Matthieu le lui dit explicitement, son père est déjà dépassé par l’avenir, les robots, un monde où l’argent n’est que flux allant et venant. Être riche sans rien posséder, avoir sans pouvoir le palper. Quel prix sont-ils prêts à payer pour aller au-delà de ce qu’ils ont tant méprisé chez François? Sachant qu’en parlant de « prix », l’argent a sa part de responsabilité, les actes en ont un plus grand. Un avenir qui nous parle, cette société corrompue par les billets verts et la violence. Un roman bien ancré dans son temps.

Je sens pourtant que quelque chose m’a échappé dans cette lecture, un second degré que je n’arrive pas à percevoir. Ce qui est frustrant dans un sens, mais également agaçant puisque finalement j’en ressors avec l’impression de n’avoir rien compris à ce que voulait transmettre l’auteur. Beaucoup de descriptions qui ne m’ont pas semblé utiles non plus, et des chapitres qui m’ont laissé perplexe. En effet, pourquoi entamer un nouveau chapitre en revenant dans le temps pour revoir avec plus de détails (dont il y avait déjà à foison) une scène déjà vue? Une scène en particulier trouve son sens je l’accorde, mais tout le reste m’a vraiment paru superflu. Un livre dont je suis passablement passé à côté, bien que je sente qu’il me manque des éléments de compréhension.

★★★★★

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