CINQ HEURES VINGT-CINQ

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Agatha CHRISTIE

Editions du Masque – 1977
POLICIER

Quatrième de couverture :

Pas d’empreintes autour du cottage du capitaine Trevelyan à cause de la neige qui tombe sur l’Angleterre en général et sur Exhampton (Devon) en particulier. Aucun objet volé malgré le désordre de la pièce où gît le corps du maître du lieu. Un meurtre commis par un familier, conclut l’inspecteur Narra-cott, par exemple quelqu’un comme James Pearson, ce neveu de Trevelyan qui s’est hâté de quitter Exhampton dès que la nouvelle du crime a été connue. Pourtant l’inspecteur ne croit guère à sa culpabilité, en dépit des apparences. Emily Trefusis, la fiancée de James, n’y croit pas du tout et décide de trouver le coupable, enrôlant pour l’aider le journa-liste Enderby. Somme toute, en dehors de James, les suspects ne manquent pas : les autres neveux de Trevelyan ou encore ces dames d’Afrique du Sud qui ont loué un bon prix sa maison de Sittaford, le défunt étant aussi âpre au gain qu’heureux en affaires, au contraire de son ami le major Burnaby, celui qui a découvert le crime à cause des tables tournantes. Des tables tournantes ? direz-vous. Ce sont elles qui ont annoncé la mort du capitaine à cinq heures vingt-cinq mais, cela, c’est le commencement de l’histoire….


 

Dans un petit village reculé d’Angleterre se tient un salon de thé où pratiquement tous les résidents du coin sont conviés. On n’a pas idée de sortir ainsi de chez soi par un temps pareil ! De gros flocons tombent, les isolants encore plus du monde extérieur. Les liaisons sont coupées, le facteur ne passe plus, la seule auto se trouve à 10km de là. Cela n’empêchera pas un esprit de venir visiter la maisonnée pendant une partie de table tournante pour informer les occupants de l’assassinat dudit esprit, un voisin absent du salon.

La police va enquêter sur la piste de l’héritage. Coup de chance, un coupable tour désigné se profile : en manque d’argent, naïf et dans l’embarras jusqu’au cou puisque présent chez l’infortuné à l’heure estimée du décès. La fiancée de l’inculpé croyant dur comme fer à son innocence, va mener sa propre enquête avec l’aide d’un journaliste fort opportun afin de libérer son tendre fiancé de prison.

Au final ce ne seront pas 4 personnes qui feront des coupables parfaits, mais bien le village et la famille quasiment au complet. Chacun a son mobile, le temps où l’opportunité de le faire même si cela reste encore un mystère à élucider. C’est fin, rapide, on ne s’ennuie aucunement tout le long du roman. Je vais crâner un peu en disant que j’avais trouvé qui dès le début, même si j’avoue ne pas avoir trouvé le mobile ni exactement comment il s’y était prit (ne me dites pas que je triche, au vu des faits, il ne pouvait y avoir qu’un assassin, c’était limpide après avoir visité la scène de crime)

Du bon Agatha Christie comme on les aime, avec beaucoup de dialogues qui font bouger le rythme de lecture, des entrecroisés entre les personnages, beaucoup de secondes aventures qui sèment le doute et la zizanie dans l’histoire principale. J’adore !

★★★★★

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