DANS LE MURMURE DES FEUILLES QUI DANSENT

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Agnes LEDIG

Editions Le Livre de poche – 2019
CONTEMPORAIN

Quatrième de couverture :

Pour aider à l’écriture de son roman, Anaëlle engage une correspondance avec Hervé, procureur de province, qui très vite se passionne pour ces échanges épistolaires. De son côté, Thomas, un menuisier, met sa connaissance des arbres et des sous-bois au service de son petit frère hospitalisé. C’est dans une petite maison que ces deux destins finissent par se croiser.


Annaëlle, jeune femme qui tente cahin-caha de retrouver goût à la vie, demande des informations complémentaires à un Procureur dans l’élaboration de son futur roman. Cet échange de lettres, de messages gentils et discrets sans arrière pensée finira par devenir un besoin essentiel pour avancer et se lever chaque jour. Une missive et la couleur revient dans votre vie qui suite à ces lettres vous est apparue bien morne et grise.

Thomas, que la nature nourrit chaque jour avec ses feuilles, ses branches, sa verdure, passe le plus clair de son temps à courir derrière ce dernier pour être aux côtés de son petit frère malade. Terriblement grave, du genre dont on ne peut que présager le pire pour éviter tout espoir vain. Mais l’espoir est ce qui fait tenir, sans lequel nous ne pourrions pas sourire et penser à demain quand de telles épreuves nous accable. Alors Thomas espère, il vient chaque minutes de chaque jours disponibles voir la joie vivre de Simon qui malgré les traitements est d’une gaieté infatigable.

Avec voyages de Thomas dans la forêt, ses histoires, pour la faire venir à l’hôpital puisque Simon ne plus s’y promener, on plonge dans l’univers bienveillant et la quiétude de cette vie à l’état pur. Oubliés les pièces stériles, la maladie qui empire, la douleur de voir un être cher succomber.
De son côté, Annaëlle retrouve la bienveillance d’un regard aimant après le terrible accident qu’elle a subit. La confiance réapparaît, l’espoir d’un avenir à deux …

Les larmes, le sang, comme la sève elles s’écoulent lorsque l’on nous attaque, quand la douleur s’évacue de nous. Puis cela se tarit, se répare, et reprend sa vie avec des cicatrices en plus. Ce roman est d’une délicatesse incroyable, il m’a tiré un flot quasiment constant de larmes. De tristesse, de peine, mais aussi de bonheur à voir la vie reprendre son cours et emmener avec elle ce et ceux qui l’ont quittée. Absents, la mémoire les garde tout de même auprès de chacun pour continuer à avancer pour un avenir radieux. L’affliction nous rend plus fort, plus doux, meilleurs.

★★★★★

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