X-MESS

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Arnould GUIDAT

Auto-édité – 2019
POLICIER/ROMAN NOIR

Quatrième de couverture :

Décembre. Les gens se pressent dans les rues pour finir leurs courses de Noël. Pour Anaïs et Jérémy, les flâneries en ville se limitent rapidement aux simples vitrines, faute de moyens. Depuis leurs diplômes, seuls quelques courts CDD sont venus noircir leur CV, et les années déjà écoulées ne leur laissent guère d’illusion sur l’avenir. Pour l’heure, elle se contente d’un mi-temps dans la boulangerie où elle travaillait étudiante. Lui enchaîne les contrats d’intérim et petits boulots que lui dégote son smartphone. De l’argent, Benoît aussi en a besoin, désespérément même, s’il veut parvenir à sauver la micro-brasserie montée avec sa compagne. En cette période d’abondance, la solution lui paraît simple et radicale. Lorsqu’il propose à Jérémy de s’embarquer avec lui, ce dernier préférerait croire à une mauvaise blague. Mais il y a une chose que le jeune homme souhaite plus encore : revoir briller les yeux d’Anaïs.


Dans notre société actuelle, trouver un travail quand on est jeune s’avère parfois ardu. On a beau faire des études, des stages, des entretiens, les emplois sont rares. En province en tout cas puisque les pôles économiques se trouvent à la capitale. Mais quand on souhaite rester dans des agglomérations plus modestes, il arrive que cela s’avère un réel combat.

C’est sur cette base que vont se poser les fondations de ce roman noir avec les deux jeunes gens que sont Jérémy qui enchaîne les petites missions d’intérim, et sa compagne Anaïs vendeuse en boulangerie. Obligés de repartir chacun chez ses parents, ils disent adieux à leur vie à deux, leur indépendance d’adultes. Les factures s’accumulent, le stress monte et les tensions font exploser la rancœur.

En pleine période de Noël où les publicités pour offrir des cadeaux fleurissent partout, les soucis pécuniaires deviennent une obsession. Comment faire un présent quand on est déjà dans l’incapacité de se payer à manger? La détresse que l’on sent dans notre cœur et la tristesse dans le regard de l’être aimé. Il n’en fallait pas plus – n’est-ce pas déjà suffisant ?- pour pousser Jérémy à accepter une proposition peu légale. À situation désespérée, décision désespérée. Qui dit période de fête dit argent dépensé, donc tiroir caisse bien abondant.

L’imprévu, toujours au rendez-vous quand on est dans une période difficile ne nous lâche pas. Ainsi Jérémy n’est pas au bout de ses surprises et verra ses espoirs et ses attentes virer dangereusement de bord.

Si la fin est attendue et prévisible, on se prend complètement au jeux et ne parvient pas à lâcher le livre passé la moitié. Efficace, on souhaite lire la suite pour vérifier et espérer que nos prévisions de trouveront faussées. Ou pas. Inscrit dans une réalité enivrante et dangereuse, ce livre dépeint une terrible vérité qui fait miroir à ce qu’il pourrait advenir. L’écriture saccadée m’a un peu dérangé au début mais on s’y fait rapidement, notamment parce qu’elle reflète les secousses de la vie, les précipices et soubresauts du chemin que nous parcourons.

★★★★

 

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