
De Maurice LEBLANC
Quatrième de couverture :
Quel intérêt peut avoir ce bouchon de cristal que tant de gens veulent posséder par tous les moyens, y compris le meurtre ?
Le plus difficile dans une affaire, nous dit Arsène Lupin, souvent, ce n’est pas d’aboutir, c’est de débuter. En l’occurrence, par où débuter? Quel chemin suivre ? Sans rien connaître, sans savoir quelle partie était jouée, quelles étaient les cartes et qui tenait l’enjeu, Arsène Lupin se jette au plus fort de la bataille. Mais l’adversaire se révèle très vite redoutable et Arsène Lupin est plusieurs fois renvoyé à la case départ. Le jeu sera impitoyable, le suspense poignant.
Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, l’éternel séducteur, l’insolent, réussira-t-il à déjouer les forces du mal et de la haine ?
Comme par le passé, je trouve à redire après ma lecture … Il n’y a pas que du positif, j’en ressors même un peu frustrée. Lupin est toujours aussi sympa, cajoleur, drôle, prétentieux, tout ce qui fait son charme est bel et bien présent. En revanche depuis déjà deux romans Maurice LEBLANC nous ressert le même schéma. LUPIN tombe sur un os, une affaire dont il n’avait pas connaissance jusqu’à ce que son nom soit entaché. Voulant réparer l’injustice, il se met en quête de la solution du problème mais tombe sur plus fort que lui et clairement, il passe pour une grosse buse.
Ici, Lupin monte une entreprise pour aller voler des meubles chez un riche Monsieur. Mais cela tourne au vinaigre, l’un de ses hommes est tué et deux autres sont arrêtés par la police et condamnés à la potence. Le tout pour un malheureux bouchon de cristal ! Voulant sauver ses compagnons (au moins celui qui est innocent, l’autre Lupin nous laisse comprendre qu’il n’aurait que ce qu’il mérite …) et comprendre qui et pourquoi il a été roulé pendant son cambriolage, il va se mesurer à un grand homme à l’esprit visiblement plus vif et rapide (également sans scrupules et prêt à tous les sacrifices) que notre gentleman bien-aimé.
Je passe les détails de l’affaire, mais ce type de déroulé commence à me lasser vraiment … Mais cela est sans doute dû au fait que j’enchaîne les aventures de LEBLANC en un temps réduit, donc mon avis est sans doute faussé. Cela n’enlève pourtant en rien le génie des retournements de situation auxquels l’auteur nous a habitués. Je sentais bien qu’Arsène Lupin ne pouvait être aussi naïf au court du roman, il y avait un loup ! Et effectivement la fin de l’aventure est vraiment excellente. Il y a des choses que l’on attend, d’autres que je n’avais pas vu venir. Le moment où les deux condamnés vont vers les cordes, oh mon Dieu cette scène est juste fantastique, j’étais littéralement en apnée pendant sa lecture. Par contre je pense que certains éléments sont mal expliqués ou peut-être laissés dans l’ombre pour rajouter du mystère sur notre cambrioleur … Allez savoir !
En bref, du ressassé sur la forme mais une aventure renversante qu’il ne faut pas rater ! Je me suis bien amusée sur la fin et encourage sa lecture en priorité par rapport à certains romans précédents de la collection. De quoi éviter la redondance qui frappe dans la totalité des œuvres.
★★★★★