
De Oliver BOWDEN
Quatrième de couverture : Trahi par les familles dirigeantes d’Italie, un jeune homme se lance dans une épique quête de vengeance. Afin d’éliminer la corruption et de rétablir l’honneur des siens, il deviendra un assassin. Il fera appel à la sagesse de grands esprits comme Léonard de Vinci ou Nicolas Machiavel, car il sait que sa survie dépend des dons qu’il doit développer. Aux yeux de ses alliés, il représente le changement car il combat pour la liberté et la justice. Mais ses ennemis le considèrent comme la pire des menaces car il a voué son existence à la destruction des tyrans qui oppriment le peuple d’Italie. Ainsi commence une histoire de pouvoir, de vengeance et de conspiration.
Assassin’s creed au départ c’est une passion dévorante chez moi. Les jeux vidéo, je les ai tous en ma possession. Ne me cherchez pas, je m’isole en ermite pendant une à deux semaines à chaque sortie d’un nouvel opus, bref mon cœur ne bat que pour le credo des assassins. Alors quand j’ai vu qu’il y avait association de deux passions, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis jeté sur le roman. J’aurais mis finalement quatre ans à le lire, mais heureux les courageux et les téméraires, nous n’abandonnons jamais une bataille. Petit passage d’anecdote passé, je peux vous parler du roman.
L’écriture est belle, bien tournée, de jolies phrases qui créent une lecture agréable. Malheureusement cela ne fait pas tout pour avoir un bon livre … Il n’y a aucune passion ! L’histoire n’appartient pas à l’auteur et on sent qu’il débite du texte sans qu’il n’y ai d’âme derrière. Mise à part quelques scènes fortes, on finit par s’ennuyer de pied ferme. Alors bien écrit, certes, mais un manque total de conviction en ce qu’il raconte. On en vient même par être dérangé lors de certains passages violents car on a l’impression d’être un voyeur morbide. Sans que cela apporte du contenu au roman, l’auteur nous impose du malsain alors qu’il était occultable. En fait il va s’arrêter sur des points de détails qui ne sont pas essentiels et qui ralentissent la lecture, tout en passant sous silence des choses qui je pense auraient fluidifié le tout.
De Florence à Monterrigioni puis Venise, on voyage à travers l’Italie du XVième siècle en compagnie de Leonardo DaVinci ! Avec ses inventions dignes d’un Q de 007. Les personnages sont sympathiques et attachants, on trouve d’ailleurs dans le roman plus de points réalistes que dans le jeux. Par exemple lorsqu’il se déplace en escaladant les murs, en courant à travers la ville il exprime la fatigue qui l’accable et la puissance physique que cela demande. Le temps passé à apprendre les manières de se défendre, attaquer et utiliser des modes de discrétion ou de déplacement est également mieux mis en évidence car l’auteur parle de mois puis revient régulièrement sur l’âge d’Ezio AUDITORE. On sent que cela a demandé du temps et de la patience pour les protagonistes de mener à bien leur vengeance. Bon point car il est vrai que l’on peut vite s’y perdre sur un laps de temps aussi long (une quinzaine d’année).
Enfin je vais vous parler de l’adaptation JEUX/LIVRE. A mon goût c’est plutôt bien respecté, bon rapport entre les deux univers. Il y a quelques différences mais qui s’adaptent au support plus terre à terre du public visé par la lecture. Pas de fantaisie ou d’imaginaire, cela s’imbrique dans l’Histoire, le vécu, le réel. L’adage rien n’est vrai tout est permis est un peu inversé du coup ahah Mais je m’en amuse de cette citation car l’auteur a mine de rien très bien retranscrit l’univers voulu par le jeux pendant la grande période de la Renaissance. Dommage que le style soit ennuyeux pour moi, car autrement le livre est très sympathique.
★★★★★