
De Lauren WEISBERGER
Quatrième de couverture : Elle lui a fait faire ses quatre volontés, l’a pliée au moindre de ses caprices, l’a persécutée du matin au soir. Finalement, l’ego de Miranda Priestly, directrice du prestigieux magazine de mode new-yorkais Runway, aura eu raison de la détermination de sa jeune assistante Andrea. Mais dans l’adversité, il faut savoir faire front et c’est ce qui s’est passé avec Emily, l’assistante qui l’a précédée auprès de Miranda, devenue depuis sa meilleure amie. Fortes de leur expérience auprès de celle qui fait la pluie et le beau temps sur le milieu de la mode, Andrea et Emily ont lancé il y a peu leur propre magazine trendy, The Plunge, spécialisé dans les mariages. D’emblée, c’est la consécration. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de calvaire lui paraissent loin désormais. Bien qu’elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et ce magazine lui fait envie. Autant dire qu’elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir… La voilà de retour, plus diabolique que jamais !
Alors certes, j’ai déjà bien critiqué le premier volume. Pourtant on dit souvent que l’on s’améliore avec le temps, alors avec dix ans entre les deux j’avais ce folle espoir que ce soit vrai. Pensez-vous il n’en est rien ! Tout ce qui a pu me déranger dans le premier se trouve exacerbé ici. Quand tout va bien, Andrea se trouve des problèmes pour avoir l’opportunité de se plaindre. Elle se crée des ennuis là où il n’en existe pas, détruit son bonheur pour des chimères. Au final à chercher la merde, elle fini par en être la cause. Elle obtient ainsi ce pour quoi elle a tant cherché.
Son train de vie s’est considérablement amélioré, elle vit dans le luxe (grand bien lui fasse, tout le monde souhaite vivre sans avoir à vérifier son compte en banque toutes les heures) mais joue la fille désintéressée que cela n’atteint pas. Ce qui m’agaçait déjà dans le livre d’avant d’ailleurs car punaise il n’est quand même pas sorcier d’avoir un minimum conscience de la valeur ou de la qualité des textiles/matières utilisées plutôt que de ne lâcher que des noms de marques pour envoyer des paillettes. Comme si cela suffisait à faire grimper la cote de glamour de son dressing alors qu’elle dit elle-même ne toujours rien comprendre à la mode … J’ai envie de l’achever à coup de talons aiguilles.
Bref, les réflexions de notre héroïne nous lui donne un aspect superficiel et ridicule car elle ne qualifie les articles de luxe que par le visuel, omettant le travail manuel effectué dessus. peut-être est-ce l’ancienne brodeuse en moi qui s’offusque mais le respect des petites mains est je pense un minimum à tenir, tout ne se limite pas à une griffe apposé sur un textile. Une marque n’est rien sans tout cela.
Autre ombre néfaste sur le roman, on a l’impression que l’auteur ne se souvenait plus de ce qu’elle racontait dans le précédent. Il y avait des incohérences violentes dans le fil de l’histoire, qui sautent clairement aux yeux quand on enchaîne les deux volumes. Ce manque de rigueur est un très vilain point pour moi.
Arrivé à deux cents pages j’ai définitivement fermé le livre. la voir paniquer après s’être marié, être tombé enceinte et ayant un travail florissant me dépasse. La seule ombre au tableau est une belle-mère qui ne l’apprécie pas. Et si pour cela elle est prête à tout gâcher, eh bien basta cela ne me regarde plus. Adieu Andreas et bon vent dans ton avenir apocalyptique !
★★★★★